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FORMULAIRE D’ACCEPTATION DE RESPONSABILITÉ À FAIRE SIGNER AUX INSTALLATEURS QUI SE PRÉSENTENT CHEZ VOUS.

Lire attentivement le document PDF qui nous a été présenté.

PRÉCISION

Les auteurs se déchargent de toute responsabilité à l’égard de toute conséquence pouvant survenir suite à votre décision de l’utiliser. Ce matériel est fourni à titre d’exemple de ce qui peut être fait pour se protéger des dommages pouvant résulter d’un incendie déclenché par un compteur numérique. La responsabilité de l’utiliser relève donc entièrement de ses utilisateurs éventuels.

Pour plus d’information : http://www.cqlpe.ca/Bulletins/Numero51.htm

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HQ a su mettre au point une campagne de communication bien orchestrée afin d’obtenir l’appui des décideurs et de la population sur la base d’omission de données importantes et de démonstrations fallacieuses.

HQ omet de dire que le Code de Sécurité 6 établi par Santé Canada est une norme désuète et inadéquate parmi les plus laxistes au monde qui ne tient compte que des effets thermiques des micro-ondes (réchauffement après 6 minutes d’exposition) et ne tient pas compte des effets biologiques non-thermiques à court ou à long terme démontrés par de nombreuses études récentes. Par conséquent, l’affirmation que les compteurs sont sans danger est fausse si on considère non seulement le réchauffement des tissus humains mais aussi tous les autres effets possibles sur la santé et l’environnement.

HQ omet de dire que la densité de puissance du signal augmente selon le carré de la distance si on se rapproche de la source d’émission. HQ n’a pas testé en laboratoire le degré d’absorption spécifique (DAS). Ce test aurait permis d’établir une limite de distance sécuritaire. La densité de puissance ponctuelle des crêtes peut atteindre 552 960 uW/m2 à 30 cm du compteur(1). En extrapolant comme le veut la formule mathématique du carré de la distance, le résultat à cinq (5) cm est de  19 906 560 µW/m2. Cela est énorme! La population a le droit de savoir à quoi elle est exposée.

HQ omet de parler de la technologie des ondes pulsées émises par les compteurs « intelligents ». Intermittentes, très puissantes (effet de coup de fouet) et à longue portée (trois (3) kilomètres), elles ne sont pas comparables aux ondes non-pulsées, à courte portée et constantes émises par les autres appareils disponibles sur le marché.

HQ omet de parler des mesures ponctuelles. HQ ne donne que des mesures de densité de puissance moyennées dans le temps qui ont pour effet de minorer artificiellement les mesures réelles en les ramenant à une valeur très faible de  50 uW/m2. La technologie à ondes pulsées doit être mesurée de manière ponctuelle. La densité de puissance ponctuelle est de 65 000 uW/m2 à un mètre(1) de distance du compteur ce qui, à égale distance, surpasse de loin tous les autres appareils domestiques.

HQ omet de parler des émissions omnidirectionnelles des nouveaux compteurs qui créent un halo de diffusion des ondes qui irradient dans toutes les directions et sont capables de pénètrer les bâtiments et les personnes. Les images de synthèse proposées par HQ dans son vidéo promotionnel sont trompeuses (lignes vertes se dirigeant sagement d’une maison à l’autre sans jamais pénétrer dans les domiciles) et  ne correspondent pas à la réalité.

HQ omet de parler du nombre maximal d’ondes pulsées par minute (cycle d’utilisation maximal). HQ affirme que les nouveaux compteurs ne sont lus que six (6) fois par jour. Cette affirmation est trompeuse, car les compteurs émettent et reçoivent des ondes en moyenne toutes les 20 secondes 24 heures sur 24. Les faibles données publiées actuellement sont obtenues sur une utilisation de moins de 0,1 % de l’appareil. Le nombre d’émissions d’ondes pulsées par minute augmentera si le réseau est  exploité à 100 % lorsque de nouvelles « fonctionnalités » seront offertes et que que l’antenne Zigbee sera activée. Cette deuxième antenne est destinée à communiquer avec les appareils électroniques et électroménagers dotés de puces électroniques.

HQ omet de parler du caractère dynamique de son nouveau réseau de communication automatisé. Certains compteurs (3 % selon les observations faites lors du projet pilote) sont plus actifs parce que plus sollicités en raison de leur proximité avec le routeur ou pour compenser l’incapacité de communiquer avec d’autres compteurs en raison de pannes ou d’obstacles. Ces compteurs « hyperactifs » peuvent émettre jusqu’à deux (2) fois par seconde.

HQ omet de mentionner que l’exposition aux ondes est cumulative. Les ondes émises par le compteur s’ajoutent aux ondes émises par les autres équipements émetteurs de radiofréquences déjà installés. Toutes ces émissions s’accumulent et les compteurs peuvent se retrouver dans des lieux ayant déjà atteint un niveau de saturation. Les compteurs groupés ainsi que les autres éléments du réseau de Lecture à Distance (LAD) (routeurs et antennes relais) contribuent de manière importante au cumul d’exposition aux ondes électromagnétiques. Au contact de certaines surfaces, la réflexivité produit des « points chauds » qui sont des zones où se concentrent dangereusement les ondes.

De plus…

Les compteurs « intelligents » sont des dispositifs de surveillance capables d’identifier précisément les appareils actifs dans votre résidence et/ou lieu de travail. Les informations recueillies sont conservées dans une base de données formant l’historique complet des activités des ménages et des entreprises. Ces données pourraient être utilisées par des agences gouvernementales, revendues à des intérêts privés ou piratées. L’installation des compteurs « intelligents » ouvre donc la porte à une nouvelle forme de cybervulnérabilité dont les impacts sont encore sous-estimés.

La tarification différenciée selon les heures de pointe. Grâce à l’implantation de compteurs ayant la capacité de faire des relevés de consommation en temps réel, il sera possible d’établir de nouveaux modes de facturation en tenant compte de différents tarifs appliqués à divers moments de la journée. Les clients contraints d’utiliser l’énergie aux heures de pointe pour des raisons de santé ou autres nécessités seront injustement pénalisés.

Des compteurs émetteurs de radiofréquences (de 1re génération) sont installés un peu partout au Québec depuis 2004. Ces compteurs de marque Itron, dont plus de 900 000 ont déjà été installés, émettent des ondes pulsées, soit toutes les 30, 5 ou 2 secondes afin d’être lus à distance par le releveur à partir de la rue. Les compteurs électroniques de 1re génération émetteurs de radiofréquences causent les mêmes problèmes de santé que les compteurs de 2e génération, dit «intelligents». (nausées, migraines, étourdissements, pertes de concentration et de mémoire, acouphènes, troubles cardiaques et autres troubles plus graves chez les personnes déjà électrosensibles et/ou souffrant de troubles neurologiques).

 

L’Option de retrait L’option de retrait telle que proposée par Hydro-Québec s’applique à tous les compteurs émetteurs de radiofréquences. Cependant, cette option de retrait est inadéquate, inéquitable et surtout inapplicable : un client ayant plusieurs compteurs groupés dans son logement et/ou étant exposé au rayonnement des compteurs de ses voisins ne peut demander le retrait des compteurs de ses voisins. Nous recommandons plutôt l’avis de non-consentement ou la mise en demeure par courrier recommandé.


Au sujet du spécialiste de la santé qui représente HQ, il faut savoir ceci:
Le Dr Michel Plante, médecin-conseil à l’emploi d’HQ depuis 1982, travaille aussi pour Rogers Communications, Bell Mobilité et Vidéotron. Le Dr Plante tient un discours dont les trois arguments principaux servent les intérêts de l’industrie : 1) les émissions des antennes et des compteurs sont conformes au Code de sécurité 6 de Santé Canada ; 2) ces émissions sont par conséquent sans danger pour la santé ; et 3) les symptômes rapportés par certaines personnes qui se disent incommodées par l’exposition aux ondes sont psychosomatiques (effet nocebo). Rogers est partenaire d’HQ dans le projet de déploiement des compteurs intelligents. Rogers fournit les antennes relais nécessaires à la retransmission des données recueillies par les compteurs et les routeurs d’Hydro-Québec vers les centrales de traitement des données. Le Dr Plante entretient des liens étroits avec le fabricant de logiciels de télécommunication, Lorne Trottier. Tous deux entretiennent le site emfandhealth.com, un site qui cherche à prouver ou à promouvoir l’idée que les ondes sont sans danger. Lorne Trottier est un généreux mécène qui subventionne à coup de dizaines de millions de dollars des recherches universitaires (McGill, Polytechnique-Brigade Électro-Urbaine et Université de Montréal).

Mme Monique Beausoleil travaille pour l’Institut national de santé publique du Québec. Mme Beausoleil a fait la tournée de toutes les directions régionales pour faire la promotion du discours rassurant propre à l’industrie et accompagne le Dr Plante dans ses représentations auprès des élus. Mme Beausoleil évoque l’effet nocebo bien qu’elle n’ait, tout comme le Dr Plante, aucune compétence ou qualification en santé mentale. Pourquoi la direction de la Santé Publique est-elle si proactive dans ce dossier controversé? Il s’avère qu’au Québec, la majorité des antennes de télécommunications des grands fournisseurs privés se trouve sur  des édifices appartenant à des services gouvernementaux provinciaux, principalement sur des toits d’hôpitaux et de CHSLD. Chaque fournisseur paie un loyer substantiel pour pouvoir ainsi utiliser les toits de ces édifices gouvernementaux. La direction de la Santé Publique ainsi que le gouvernement du Québec ne se trouvent-ils pas en situation d’apparence de conflit d’intérêts? Les interventions de Mme Beausoleil sont-elles de ce fait vraiment neutres et crédibles?

Pour plus d’information http://www.refusonslescompteurs.wordpress.com

(1) Mesures tirées du rapport du Electric Power Research Institute (EPRI, tableau 4-1), commandé par la compagnie Power Gaz & Electric (PG&E) pour le même modèle de compteur que celui qu’on déploie au Québec.

 

Publié le 13 août 2013 à 05h00 | Mis à jour le 13 août 2013 à 05h00
Des compteurs et des hommes

Au coeur du problème des compteurs intelligents, il y a des personnes essayant de survivre tant bien que mal dans un environnement qui leur est de plus en plus hostile.
PHOTO FRANÇOIS ROY, LA PRESSE
Ce soir, à Sainte-Dorothée, des citoyens se regrouperont, répondant à l’appel du groupe de sensibilisation Laval Refuse. Dans le contexte de la crise de leadership actuelle, on pourrait croire que l’objet du refus de ces citoyens, c’est toute compromission des élus avec des entreprises suspectées de corruption.
Il n’en est rien. Ce que certains Lavallois refusent est plutôt l’installation de compteurs intelligents par Hydro-Québec. Ces compteurs, tout comme les routeurs dont dépend leur efficacité, émettent des radiofréquences soupçonnées d’aggraver considérablement «l’électrosmog».
Qu’en est-il réellement? Difficile à dire. Le CIPRNI, organisme reconnu par l’Organisation mondiale de la santé, admet que la pollution électromagnétique est un enjeu sanitaire et environnemental complexe. Les normes dont s’inspirent plusieurs pays concernant le taux d’exposition acceptable doivent être considérées avec prudence, car elles sont fixées selon l’état bien fragmentaire de la connaissance scientifique sur cette question.
En raison de ce flou scientifique, le principe de précaution est souvent invoqué, entre autres par la quinzaine de municipalités québécoises ayant demandé un moratoire avant de poursuivre l’installation des compteurs intelligents. Suivant ce principe, quand les effets d’une action peuvent entraîner des ravages imprévisibles chez l’humain ou dans l’environnement, mieux vaut s’abstenir au moindre doute raisonnable.
Cependant, il est difficile de trancher où l’interprétation du principe de précaution devient frileuse, ou au contraire téméraire. Tâche encore plus difficile: si bien des gens sont d’accord pour dire qu’on peut évaluer une civilisation au soin qu’elle prend des plus vulnérables, jusqu’où ce principe s’applique-t-il? Quel degré de détresse, et touchant combien de personnes, faut-il pour que la majorité doive accepter un sacrifice d’ordre économique?
La question ne se pose même pas quand la détresse est spectaculaire. J’ose croire que peu de gens doutent que notre société québécoise perdrait en humanité si elle demeurait indifférente aux sorts des Méganticois. Mais face à une détresse moins manifeste, plus anonyme, la balance penche souvent trop rapidement en défaveur de la minorité éprouvée.
C’est le cas, il me semble, dans le dossier des compteurs intelligents. L’électrosmog est à l’ordre du jour dans bien des endroits de la planète, de Californie jusqu’en Israël. Au Québec, le dossier soulève peu de passion, peut-être en raison de son traitement assez technique par les médias. Et puis, qui connaît une personne dont la qualité de vie dépend réellement de l’installation des compteurs intelligents?
Pourtant, ces personnes existent. Il y a quelques années, Véronique Riopel, cofondatrice de Laval Refuse, a développé une allergie aux pesticides. Une allergie en a entrainé une autre. À terme, Mme Riopel est devenue allergique aux champs électromagnétiques. En d’autres mots, elle a développé une hypersensibilité environnementale. Lui rendant visite, j’ai pu constater que circuler dans le monde, quand ton corps réagit sévèrement à la proximité des tours cellulaires ou du moindre parfum, c’est un casse-tête infernal.
Au cours des années, Mme Riopel a frôlé la mort. Elle a traversé des épreuves, physiques et morales, qui auraient pu l’achever. Volontaire, elle a choisi de se battre, pour elle et pour ses semblables. Pour eux, le plus frustrant est le scepticisme de plusieurs médecins, voire d’amis et de voisins. «C’est peut-être psychologique…» Bien sûr…
Bref, au coeur du problème de compteurs intelligents, il y a bel et bien des personnes essayant, ici et maintenant, de survivre tant bien que mal dans un environnement qui leur est de plus en plus hostile. Prendre acte de cela rend l’enjeu moins théorique et abstrait. Ça ne nous donne pas de réponse toute faite. Mais ça donne à l’enjeu un visage plus humain, nous permettant ainsi d’y réfléchir avec plus d’intelligence.
http://www.lapresse.ca/debats/nos-collaborateurs/jonathan-guilbault/201308/12/01-4679241-des-compteurs-et-des-hommes.php