Important communiqué de presse de CQLPE

Publié: 3 mars 2015 dans Compteurs intelligents (smart meters)

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Avec l’adoption hier d’une résolution musclée de la Ville de Roberval contre les compteurs ‘intelligents’, le temps en venu de faire un bilan des appuis municipaux à cette cause au Québec, qui sont plus élevés que partout ailleurs dans le monde.

Voilà un an, la CQLPE émettait un communiqué – voir bit.ly/1iyf8fK – soulignant le fait que 50 municipalités s’opposaient alors par voie de résolution aux compteurs ‘intelligents’ et aux frais exigés pour le droit de retrait. Comme on peut le constater à http://www.cqlpe.ca/Trousse.htm, en date du 27 février 2015, le total était de 120 municipalités, incluant celles faisant partie des 3 MRC dont les maires ont adopté une résolution, représentant une population totale de 2,401,065 personnes. La 121e résolution de Roberval (copie disponible sous peu) se distingue des autres à plusieurs égards. En voici les demandes :

  • Demande au gouvernement du Québec d’imposer à Hydro-Québec un moratoire immédiat à l’installation de compteurs « de nouvelle génération » sur le territoire de la municipalité de Roberval en raison des risques qu’ils pourraient représenter pour la santé humaine ;
  • Demande au gouvernement du Québec d’imposer par décret à la Régie de l’énergie qu’elle accorde la gratuité inconditionnelle du droit de retrait aux clients d’Hydro-Québec, qu’elle permette aux clients le désirant de conserver un compteur électromécanique, s’ils en ont toujours un, et qu’elle exige d’Hydro-Québec qu’elle en fournisse un, sans frais, à chaque client demandant à en obtenir un ;
  • Demande au gouvernement du Québec d’obliger Hydro-Québec à divulguer toutes les informations dont elle dispose sur le nombre réel de citoyens lui ayant rapporté avoir été incommodés par les micro-ondes émises par tout compteur à radiofréquences installé chez ses clients, ou lui ayant signifié, par écrit ou verbalement, leur refus de ce type de technologie de relève, ainsi que leur refus du compteur non communicant associé au droit de retrait ;
  • Demande au gouvernement du Québec d’instituer sans délai une commission d’enquête itinérante, publique et transparente, sous l’égide du Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) et avec l’assistance de médecins compétents en matière d’électrosensibilité, afin d’étudier les impacts sur la santé de la population des compteurs déjà déployés, et de faire les recommandations jugées nécessaires quant à l’opportunité ou non de mettre fin au moratoire et de compléter le déploiement, ou de renoncer entièrement à ce type de méthode de relève sans fil des données de consommation électrique au Québec.

Une liste détaillée des autres municipalités et MRC appuyant cette cause, ainsi que leurs populations respectives est disponible au cqlpe.ca/pdf/ListeMunicipalitesQc.pdf. De nouvelles résolutions s’ajoutent régulièrement.

Que pouvons-nous constater avec tous ces nouveaux appuis ? Manifestement, en dépit de la baisse des frais liés au droit de retrait décrétée en septembre dernier par la Régie de l’énergie, ce qui a amené plus de 1% des clients à demander un compteur non communicant, le mouvement d’opposition ne cesse de prendre de l’ampleur tout comme la grogne populaire, notamment contre les nombreux cas rapportés de surfacturation entraînant une injustice à l’égard des clients s’estimant victimes d’une fraude et d’un abus de pouvoir de la part d’Hydro-Québec – qui refuse comme toujours d’admettre que ses nouveaux compteurs sont loin d’être infaillibles.

Avec cette première municipalité qui accorde ouvertement son appui aux clients refusant par tous les moyens de se faire enlever leur bon vieux compteur électromécanique ne les ayant jamais surfacturés, n’ayant jamais déclenché d’incendies, n’ayant jamais provoqué de puissants maux de tête, acouphènes et autres symptômes rapportés par des centaines de victimes de cette technologie électropolluante – voir bit.ly/1gEqnTM – et n’ouvrant nullement la porte à du piratage informatique et à de la surveillance de la vie privée des gens, les dizaines de milliers de clients ayant «protégé» leur compteur à roulette (sans doute plus de 100 000 irréductibles, malgré le nombre de seulement 20 000 admis par Hydro-Québec le 6 novembre dernier – page 4 de bit.ly/1seJuYR – puisque dans plusieurs arrondissements de Montréal la résistance a été telle que les installateurs ont renoncé à s’y aventurer) voient leur choix validé de belle manière.

Le gouvernement Couillard doit maintenant se poser sérieusement la question suivante : Vaut-il mieux continuer à feindre d’ignorer la vindicte populaire croissante contre cette technologie tant décriée et que plus de 1000 édiles municipaux ont dénoncée, ou bien le temps est-il venu de requérir de la Régie de l’énergie qu’elle refasse ses devoirs et accorde enfin, comme en Californie – bit.ly/1lrmciR – et en Colombie-Britannique – bit.ly/18iDc6D – à ceux qui le désirent le droit de conserver ou d’obtenir un compteur traditionnel avec relève manuelle comme pour les compteurs non communicants ? Et bien sûr, un moratoire serait bienvenu, tout comme le respect des autres demandes énoncées plus haut.

Avec les nombreux irritants que subissent les contribuables québécois et le printemps socialement très chaud qui s’annonce suite aux coupures budgétaires et hausses multiples de frais divers qu’ils doivent absorber, voilà un fruit mûr facile à cueillir qui aiderait à calmer un peu le jeu – et ce n’est sûrement pas avec les profits records enregistrés par Hydro-Québec que sa marge bénéficiaire en sera affectée. D’autre part, ne rien faire expose le gouvernement, conjointement avec Hydro-Québec à subir divers recours devant les tribunaux qui se préparent, suite notamment aux ponctions abusives de la surfacturation subie à divers degrés par la majorité des clients à qui on a imposé ces compteurs. C’est un pensez-y bien ! Une chose est sûre, les appuis municipaux vont continuer à s’accumuler, les gens à se plaindre, et la réputation d’Hydro-Québec à se ternir – à moins que le gouvernement ne prenne enfin ses responsabilités…

Pour toute question ou demande d’entrevue, veuillez contacter Jean Hudon, porte-parole de la CQLPE, à info@cqlpe.ca ou 418-272-2931.

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commentaires
  1. michel vegan dit :

    Excellent article !

    L’internet n’a pas assez d’impact, il va falloir s’assembler et descendre dans les rues pour faire bouger les intéressés et leur famille qui sont aussi vulnérables que nous face à ces ondes et ce n’est pas le surplus de pognon qui résoudra nos problèmes découlant de cela en augmentant astronomiquement les coûts du système de la R.A.M.Q. par les services de santé en passant par nos taxes et nos impôts.

    Il y a plein de gens, moi le premier, qui seraient contents de bosser pour hydro à demi salaire comme releveur de compteurs et cela n’aurait jamais entrainé ce bordel électromagnétique en surplus de toutes les autres ondes qui nous bombardent de partout 😦

    Rassemblons-nous et offrons nos services pour démanteler ce réseau agressant pour nos santés et devenons releveurs(ses).

    Hydro ne fera pas moins de pognon et surtout, pas plus de mécontents 🙂

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