Archives de janvier, 2015

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Journal de Victoriaville

Conférence sur les compteurs intelligents

  Hélène Ruel    Publié le 17 décembre 2014

C’est Denis Robillard, technicien en électronique de formation, qui parlera des compteurs de nouvelle génération d’Hydro-Québec à la salle Académie de danse de Victoriaville le lundi 22 décembre à 19 heures.

Depuis dix ans, M. Robillard se consacre à l’étude des incidences des champs électromagnétiques sur la santé. Il a aussi fait l’acquisition de toute une panoplie d’instruments de mesure professionnels. Il a effectué des analyses documentées pour des clients aux prises avec l’impact de ces radiations dans leur résidence.

Conférence sur l'impact des compteurs. Lundi le 22 décembre 2014 à Victoriaville il y avait plus de 500 personnes dans la salle... Le propriétaire de la salle a dû fermer les portes à 19h10

Conférence sur l’impact des compteurs. Lundi le 22 décembre 2014 à Victoriaville il y avait plus de 500 personnes dans la salle… Le propriétaire de la salle a dû fermer les portes à 19h10

Photo TC Media – Hélène Ruel

Le sujet touche et attire plus de 500 citoyens

Hélène Ruel     Publié le 23 décembre 2014

Voir l’article dans le journal la Nouvelle Union   (Avec d’autres photos et des commentaires de lecteurs)

VICTORIAVILLE. Elles attendaient minimalement 30 personnes… ou, au mieux, 200. Les trois notaires victoriavilloises, Ariane Lapointe, Josée Morin et Nancy Bilodeau, ainsi que Lisette Deshaies et Pierre Fortin ont accueilli 500 personnes à leur réunion d’information sur les compteurs intelligents en ce lundi soir 22 décembre. Et l’auditoire aurait pu être plus grand encore. Parce qu’il a fallu fermer les portes de l’Académie de danse au nez de gens qui faisaient la file, les propriétaires respectant les limites de leur permis.

 

«C’est l’inquiétude face aux compteurs qui nous a amené tant de monde», a observé Me Morin qui a manqué de copies de la pétition réclamant qu’Hydro-Québec cesse d’installer ses compteurs de nouvelle génération.

Le seul «reproche» qu’on lui a exprimé, dit-elle, c’est que la réunion était organisée un peu sur le tard, beaucoup de Victoriavillois se trouvant à quelques jours de l’«heure de tombée» leur permettant de se prévaloir de l’option de retrait d’un compteur communicant pour en obtenir non émetteur.

Désobéissance civile?

Au cours de cette réunion de deux heures, on a entendu Denis Robillard et Jacques Blais traiter des compteurs de nouvelle génération sous tous leurs aspects : l’impact des radiofréquences qu’émettent les compteurs et les routeurs sur la santé humaine, la façon dont Hydro-Québec s’y prend pour «vendre» et installer les compteurs de deuxième génération, bafouant les données et avis de scientifiques ainsi que des lois et chartes, la prévisibilité d’une tarification diversifiée et d’inévitables hausses de la facture d’électricité lorsque tous les compteurs seront installés au Québec.

C’est M. Robillard, électronicien de formation, épluchant ce sujet depuis dix ans, qui a prononcé la première partie de la conférence, disant que plusieurs études scientifiques avaient été menées sur le sujet et que, heureusement encore, «on a la chance d’avoir un Internet libre pour les consulter».

«On vous encourage à la désobéissance civile», a déclaré Jacques Blais, de son côté. M. Blais réside à Saint-Damien et milite contre l’installation des compteurs intelligents.

Il a expliqué qu’aux deux options offertes par Hydro-Québec, l’installation gratuite du compteur de deuxième génération et l’installation d’un non-communicant (15 $ à l’installation plus 5 $ par mois pour la relève du compteur), il y avait une troisième option, celle de conserver son compteur électromécanique (à cadrans et roulette). Il faut, pour cela, appeler le service à la clientèle d’Hydro et lui faire parvenir une lettre recommandée, une lettre de non-consentement.

Mais cette option n’est pas sans risques, a prévenu M. Blais. Hydro-Québec pourrait priver de courant le propriétaire récalcitrant; d’autant, a souligné M. Blais, qu’Hydro-Québec ne reconnaît pas cette «troisième option» voulant faire disparaître tous les vieux compteurs. «Et elle pourrait aussi vous enlever la possibilité d’obtenir un compteur non-communicant pendant 24 mois.»

Afin que les installateurs ne puissent procéder à l’enlèvement du compteur électromécanique, M. Blais recommande de le «barricader». Il a montré plusieurs illustrations de ces compteurs qu’on a enfermés (dont on doit toujours pouvoir lire les cadrans cependant) dans des bricolages de bois ou de métal, certains en forme d’horloge, de cabane à oiseaux, le tout bien cadenassé.

À l’assaut du conseil de Victo

Lors de la période de questions, on s’est étonné que 111 municipalités aient résolu d’un «moratoire» sur l’installation des compteurs intelligents. Denis Robillard a précisé que ces résolutions n’avaient pas force de loi. «Elles sont comme une grosse pétition.»

Il faut, dit-il, prendre tous les moyens, jusqu’à un recours collectif, pour empêcher la société d’État d’aller de l’avant avec l’installation de ces compteurs.

Selon les conférenciers, Hydro-Québec se cache derrière la Régie de l’énergie et le gouvernement du Québec s’en lave les mains, s’en remettant à la Régie.

MM. Robillard et Blais ont invité les citoyens à multiplier les pressions, à acheminer une plainte à l’encontre d’Hydro à la Protectrice du citoyen. Celle-ci n’a pas le mandat de faire enquête sur la société d’État, ont-ils reconnu. Mais un grand nombre de plaintes pourrait provoquer un changement.

«Où sont nos députés?», a demandé un participant indigné de n’en voir aucun dans la salle. Et une autre voudrait que la Ville de Victoriaville ajoute sa voix à celle des 111 autres municipalités pour réclamer un moratoire. «Pour une ville verte, ça fait dur!», s’est-elle exclamée. Il faudrait être nombreux, a-t-elle souhaité, à la prochaine séance du conseil municipal de Victoriaville le lundi 12 janvier à 18 heures.

À toutes les raisons et études évoquées par Denis Robillard pour contrer les compteurs qui pulsent des radiofréquences, un électricien a pris le micro pour dire que jamais, il ne voudrait installer un tel système, craignant le black out qu’un pirate pourrait provoquer.

Les conférenciers ont donné quelques liens où l’on peut s’informer : https://lanaudierefuse.wordpress.com/ ou http://www.cqlpe.ca.

 

Point de vue de Marie-Michelle Poisson, porte-parole de Refusons les compteurs.
https://www.facebook.com/notes/refusons-les-compteurs/compteurs-barricad%C5%BDs-hydro-qu%C5%BDbec-ne-fera-rien-/329440440589443
Dans la réponse officielle qui apparait sur son site web, Hydro-Québec n’annonce aucune sanction et a plutôt l’intention de « discuter avec le client »…
En prenant ainsi l’initiative d’aborder la question des compteurs barricadés, Hydro-Québec admet (enfin!) que plusieurs citoyens décident de ne pas se conformer à ses directives. Hydro-Québec admet aussi par conséquent que l’opposition citoyenne ne se résume pas aux seules « options de retrait » officiellement accordées par la Régie de l’énergie et qui sont toujours les seules expressions de refus qu’Hydro-Québec a daigné comptabiliser et communiquer à la Régie de l’énergie dans ses rapports de suivi trimestriels. Hydro-Québec a toujours nié toutes les autres formes d’expression de refus tels que les mises en demeure de retirer les compteurs sans frais, les avis de refus par courrier recommandé et les compteurs inaccessibles (compteurs dans les domiciles et compteurs barricadés).
Il est possible qu’ Hydro-Québec hésite à sévir car l’imposition forcée des compteurs intelligents pourrait contrevenir à plusieurs autres lois en vigueur (notamment la loi de l’environnement et la charte des droits et libertés de la personne) et que les Conditions de service n’auraient pas priorité sur les autres lois en cas de recours judiciaires. Ceci dit, les lumières de juristes compétents sur ces questions seraient grandement appréciées …
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Quelques pistes à consulter pour d’éventuels conseils juridiques :

Le Protecteur du Citoyen nous réfère à un organisme mis en place par le Ministre de la Justice soit
LE CENTRE DE JUSTICE DE PROXIMITÉ’ http://justicedeproximite.qc.ca/quebec/
PRO BONNO QUÉBECc http://www.probonoquebec.ca/fr/public
JURIPOP http://www.juripop.org/

JOURNAL DE QUÉBEC http://www.journaldequebec.com/2015/01/06/recours-collectif-possible-contre-hydro-quebec
PIERRE COUTUREjournalL
Mardi, 6 janvier 2015 09:52
MISE à JOUR Mardi, 6 janvier 2015 10:04
Un avocat de Québec dit étudier sérieusement la possibilité de déposer un recours collectif contre Hydro-Québec concernant les compteurs intelligents, a appris Le Journal.
«C’est un dossier qui nous interpelle», a indiqué hier l’avocat spécialisé dans les recours collectifs, David Bourgoin, de la firme BGA Avocats.
Selon ce dernier, la méthode employée par la société d’État pour installer ses compteurs intelligents dits de nouvelles générations soulève des questions de droit «très intéressantes».
Plusieurs groupes de citoyens opposés à l’installation de ces compteurs ont confirmé hier leur volonté de se joindre éventuellement à un tel mouvement contre Hydro-Québec.
«On y pense très sérieusement», a fait savoir hier la porte-parole de Lévis refuse les compteurs, Jocelyne Breton.

Même son de cloche du côté du regroupement de citoyens Villeray refuse les compteurs.
«S’il y a un recours collectif, on va embarquer. On est rendu là», a souligné la porte-parole, Marie-Michelle Poisson.
Les opposants aux compteurs soutiennent qu’Hydro-Québec viole notamment des droits fondamentaux et les libertés individuelles des propriétaires et des locataires en imposant des «options inacceptables».

Vaste déploiement
Chez Hydro-Québec, on soutient que le déploiement des compteurs de nouvelles générations va bon train en sol québécois.
«Un total de 2,5 millions de compteurs ont été installés», a formulé hier la porte-parole de la société d’État, Isabelle Thellen.
Après Montréal et la Montérégie, Hydro-Québec poursuit son déploiement dans la grande région de Québec où plus de 87 000 compteurs ont été installés (30 %).
Hydro-Québec soutient que moins de 1 % de ses clients ont refusé jusqu’à présent l’installation de compteurs de nouvelles générations.
À Lévis, ce taux de refus serait plutôt de 10 %, d’après le regroupement Lévis refuse les compteurs.