Un compteur dans mon dos.

Publié: 15 avril 2014 dans Compteurs intelligents (smart meters)

IsabelleMaréchal

 »Je suis en furie. Comme des centaines de Québécois qui se sont fait jouer le même tour, je ne décolère pas depuis qu’Hydro-Québec est passée en douce, pour ne pas dire en cachette, par ma cour arrière, sans même prendre la peine de sonner pour m’avertir qu’on allait changer m

on compteur pour un de ces nouveaux modèle dits intelligents.Imaginez la surprise de trouver sur ma porte leur dépliant. « En votre absence, un installateur de CapGemini Québec, prestataire mandaté par Hydro-Québec, est passé. »En mon absence? Il se trouve que j’étais chez moi. Un coup de sonnette m’aurait permis de réitérer que je ne voulais pas de leur nouveau compteur et éviter les désagréments qui vont suivre. Car il n’est pas question que je me fasse passer un compteur dans le dos! C’est une question de principe, mais surtout de santé publique.UN COMPTEUR QUI REND MALADEDepuis dix ans, le pourcentage de gens qui souffrent d’électrosensibilité augmente sans cesse. Palpitations, maux de tête, acouphène, insomnie, troubles nerveux, la liste des maux est longue. Près de 15 % de la population serait affectée par des champs d’ondes électromagnétiques (CEM) comme ceux émis par les nouveaux compteurs. On craint que ce soit une personne sur deux dans 5 ans.Hydro-Québec maintient que ces compteurs sont inoffensifs. La Régie de l’énergie qui ne s’obstine jamais longtemps avec la société d’État conclut la même chose citant l’Organisation mondial de la santé. Or, L’OMS se base sur de rares études, la plupart financées par l’industrie.Trente experts indépendants dont des médecins québécois du groupe de travail Bioinitiative ont revu 1800 études publiées depuis 2007 sur le rapport entre les CEM et la santé.Ils affirment qu’une exposition bien en dessous des normes actuelles augmente le risque de cancer du cerveau, de leucémie, de maladies cardiaques et neurologiques, d’infertilité, d’autisme et d’électrosensibilité. N’est-ce pas un appel à la prudence?Personne ne peut mesurer avec exactitude le risque de ces compteurs qui émettent des ondes toutes les 20 secondes. Mais en avoir un dans sa cuisine ou sa chambre à coucher n’est pas l’idée du siècle.Santé Canada est d’ailleurs en train de revoir à la hausse ses normes concernant l’exposition aux CEM. Pourquoi l’électrosensibilité n’est-elle pas reconnue au Québec alors qu’elle l’est depuis 30 ans en Ontario?HYDRO-QUÉBEC S’EN FOUTComment expliquer le gaspillage de 3,75 millions de compteurs fiables et durables alors que ceux de la nouvelle génération sont plus fragiles et d’une durée de vie moindre? Quel est le but inavoué de notre vache à lait nationale?HQ a investi plus d’un milliard de dollars dans ces compteurs, mais on doute qu’ils soient rentables. Refuser le nouveau compteur vous coûtera des frais de 204 $ par an. La société d’État avantage encore ceux qui ont les moyens de payer.Les citoyens ont beau manifester, demander un moratoire, rien n’y fait. Dans cette lutte sans merci, c’est Hydro qui tient le bon bout du bâton.Des anciens releveurs de compteurs ont déjà été réaffectés. Leur nouveau job : agent au recouvrement. Les comptes en souffrance sont la nouvelle priorité de la société d’État.Un conseil : surveillez votre facture d’Hydro! »Isabelle Maréchal Isabelle.marechal@quebecormedia.comTiré de:http://www.journaldequebec.com/2014/04/13/un-compteur-dans-mon-dosJournal de Québec13 avril 2014

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